lundi 10 août 2009
"Cette biographie politique de George Orwell replace chacune de ses œuvres dans son contexte historique général, et notamment dans celui des débats internes à la gauche et à l’extrême gauche anglaise et américaine – c’est en effet le milieu au sein duquel sa pensée politique s’est formée et à destination duquel il a principalement écrit. L’ouvrage jette aussi un éclairage tout à fait neuf sur les relations qu’il a entretenues avec divers milieux journalistiques, politiques, éditoriaux et intellectuels.
Dans ce qui constitue la première analyse minutieuse et exhaustive du parcours de l’écrivain politique George Orwell, cette étude suit pas à pas ses engagements, ses articles et ses livres, depuis les années 1920 où celui-ci est policier de l’Empire britannique en Birmanie jusqu’à la publication du roman 1984 au début de la guerre froide, en passant par son engagement antifasciste en Espagne et son « socialisme patriotique » durant la Seconde Guerre mondiale.
Où l’on voit enfin que le socialisme d’Orwell ne se fonde ni sur une théorie de l’histoire ni sur un parti d’avant-garde mais sur l’exigence de justice et d’égalité inscrite, depuis des siècles, dans la morale commune. C’est le socialisme de l’homme ordinaire."
Dans ce qui constitue la première analyse minutieuse et exhaustive du parcours de l’écrivain politique George Orwell, cette étude suit pas à pas ses engagements, ses articles et ses livres, depuis les années 1920 où celui-ci est policier de l’Empire britannique en Birmanie jusqu’à la publication du roman 1984 au début de la guerre froide, en passant par son engagement antifasciste en Espagne et son « socialisme patriotique » durant la Seconde Guerre mondiale.
Où l’on voit enfin que le socialisme d’Orwell ne se fonde ni sur une théorie de l’histoire ni sur un parti d’avant-garde mais sur l’exigence de justice et d’égalité inscrite, depuis des siècles, dans la morale commune. C’est le socialisme de l’homme ordinaire."
"Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu. L’auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu’aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l’histoire officielle."
Libellés : États-Unis, ZINN Howard
"J’imagine une époque où la grandeur sera moins dans le refus que dans l’adhésion, où il y aura quelque gloire à se sentir conforme. Toutes les grandeurs humaines n’ont été jusqu’à maintenant que négatives. Dans l’espoir. L’esprit ne nie toujours qu’au nom de l’espérance. Imaginer le temps où l’on n’espérera plus".
Libellés : NIZAN Paul, Parti Communiste Français
"J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.
Tout menace de ruine un jeune homme : l’amour, les idées, la perte de sa famille, l’entrée parmi les grandes personnes. Il est dur à apprendre sa partie dans le monde.
À quoi ressemblait notre monde ? Il avait l’air du chaos que les Grecs mettaient à l’origine de l’univers dans les nuées de la fabrication. Seulement on croyait y voir le commencement de la fin, de la vraie fin, et non de celle qui est le commencement d’un commencement. Devant des transformations épuisantes dont un nombre infime de témoins s’efforçait de découvrir la clef, on pouvait simplement apercevoir que la confusion conduisait à la belle mort de ce qui existait. Tout ressemblait au désordre qui conclut les maladies : avant la mort qui se charge de rendre tous les corps invisibles, l’unité de la chair se dissipe, chaque partie dans cette multiplication tire dans son sens. Cela finit par la pourriture qui ne comporte pas de résurrection.
Très peu d’hommes se sentaient alors assez clairvoyants pour débrouiller les forces déjà à l’œuvre derrière les grands débris pourrissants.
On ne savait rien de ce qu’il eût fallu savoir : la culture était trop compliquée pour permettre de comprendre autre chose que les rides de la surface. Elle se consumait en subtilités dans un monde rangé de raisons et presque tous ses professionnels étaient incapables d’épeler les textes qu’ils commentaient. L’erreur est toujours moins simple que le vrai."
Tout menace de ruine un jeune homme : l’amour, les idées, la perte de sa famille, l’entrée parmi les grandes personnes. Il est dur à apprendre sa partie dans le monde.
À quoi ressemblait notre monde ? Il avait l’air du chaos que les Grecs mettaient à l’origine de l’univers dans les nuées de la fabrication. Seulement on croyait y voir le commencement de la fin, de la vraie fin, et non de celle qui est le commencement d’un commencement. Devant des transformations épuisantes dont un nombre infime de témoins s’efforçait de découvrir la clef, on pouvait simplement apercevoir que la confusion conduisait à la belle mort de ce qui existait. Tout ressemblait au désordre qui conclut les maladies : avant la mort qui se charge de rendre tous les corps invisibles, l’unité de la chair se dissipe, chaque partie dans cette multiplication tire dans son sens. Cela finit par la pourriture qui ne comporte pas de résurrection.
Très peu d’hommes se sentaient alors assez clairvoyants pour débrouiller les forces déjà à l’œuvre derrière les grands débris pourrissants.
On ne savait rien de ce qu’il eût fallu savoir : la culture était trop compliquée pour permettre de comprendre autre chose que les rides de la surface. Elle se consumait en subtilités dans un monde rangé de raisons et presque tous ses professionnels étaient incapables d’épeler les textes qu’ils commentaient. L’erreur est toujours moins simple que le vrai."
Libellés : colonialisme, NIZAN Paul, Seconde guerre mondiale
Bienvenue dans cet étrange paradis. Mais où êtes-vous donc ? Dans le nouveau roman de Margaret Atwood, dans la suite posthume du Blade Runner de Philip K. Dick ou dans la tête d’un Donald Trump sous acide ? Erreur. Vous êtes à Dubaï, ville-État du Golfe persique, en 2010. Après Shanghaï (15 millions d’habitants), Dubaï (1,5 million) est le plus grand chantier du monde : le berceau d’un monde enchanté entièrement dédié à la consommation la plus ostentatoire et, selon l’expression locale, aux « modes de vie hyper haut de gamme ».
Libellés : capitalisme, DAVIS Mike, géopolitique, urbanisation
Un matin de septembre 1920, à New York, un anarchiste italien du nom de Mario Buda gare à l'angle de Wall Street un véhicule bourré d'explosifs : il a inventé la première voiture piégée. Cet événement fondateur est le point de départ d'un récit qui nous mène jusqu'à l'Irak contemporain, en passant par les attentats sionistes contre les Britanniques en Palestine en 1947, par les attentats de l'IRA en Grande-Bretagne et ceux des Tigres tamouls au Sri Lanka. Arme furtive, spectaculaire, bon marché, simple d'utilisation, aveuglément meurtrière, sûre et anonyme, la voiture piégée s'impose notamment comme l'arme idéale pour des groupuscules marginaux auxquels elle fournit une force de frappe sans rapport avec leur poids politique. Autant de caractéristiques qui font de ce « bombardier du pauvre » la base fondamentale du terrorisme moderne, « une arme intrinsèquement fasciste qui assure à ceux qui l'emploient un bain de sang de victimes innocentes ».
Libellés : DAVIS Mike, terrorisme
jeudi 13 septembre 2007
Cette histoire peut paraître extraordinaire. Elle l'est. Un homme du sérail, qui connaît les us et les coutumes du village financier, raconte, de l'intérieur, l'histoire secrète d'une association de banques née en 1971 et devenue en moins de trente ans un véritable monstre financier.
Notre homme a été le Numéro trois de cette société, chargée de faire transiter des fonds et des valeurs sur toute la planète. Depuis le Luxembourg les ordinateurs de cette firme brassent des trillions de dollars et d'euros (compter douze zéros après l'unité).
L'enquête de Denis Robert nous conduit là où personne n'a jamais pu pénétrer : dans les coulisses de la finance internationale. Sur les pas d'Ernest Backes, l'insider (le témoin de l'intérieur), nous découvrons avec effroi des activités inavouables : dissimulations de compte au nom des institutions les plus honorables, complicité avec des banques mafieuses, ramifications innombrables avec affaires existantes en France et ailleurs, circuits de blanchiment de narcodollars ou paiement de rançons...
Pas une page ou presque sans révélations.
Dans le no man's land de la faxmoney, il existait un point aveugle, un centre névralgique où des millions de transactions étaient enregistrées et archivées. C'était un secret jalousement gardé. Le système avait tout prévu.
Notre homme a été le Numéro trois de cette société, chargée de faire transiter des fonds et des valeurs sur toute la planète. Depuis le Luxembourg les ordinateurs de cette firme brassent des trillions de dollars et d'euros (compter douze zéros après l'unité).
L'enquête de Denis Robert nous conduit là où personne n'a jamais pu pénétrer : dans les coulisses de la finance internationale. Sur les pas d'Ernest Backes, l'insider (le témoin de l'intérieur), nous découvrons avec effroi des activités inavouables : dissimulations de compte au nom des institutions les plus honorables, complicité avec des banques mafieuses, ramifications innombrables avec affaires existantes en France et ailleurs, circuits de blanchiment de narcodollars ou paiement de rançons...
Pas une page ou presque sans révélations.
Dans le no man's land de la faxmoney, il existait un point aveugle, un centre névralgique où des millions de transactions étaient enregistrées et archivées. C'était un secret jalousement gardé. Le système avait tout prévu.
Sauf ce livre.
Libellés : capitalisme, Clearstream, libéralisme, ROBERT Denis
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