jeudi 13 septembre 2007

Révélation$


Cette histoire peut paraître extraordinaire. Elle l'est. Un homme du sérail, qui connaît les us et les coutumes du village financier, raconte, de l'intérieur, l'histoire secrète d'une association de banques née en 1971 et devenue en moins de trente ans un véritable monstre financier.
Notre homme a été le Numéro trois de cette société, chargée de faire transiter des fonds et des valeurs sur toute la planète. Depuis le Luxembourg les ordinateurs de cette firme brassent des trillions de dollars et d'euros (compter douze zéros après l'unité).
L'enquête de Denis Robert nous conduit là où personne n'a jamais pu pénétrer : dans les coulisses de la finance internationale. Sur les pas d'Ernest Backes, l'insider (le témoin de l'intérieur), nous découvrons avec effroi des activités inavouables : dissimulations de compte au nom des institutions les plus honorables, complicité avec des banques mafieuses, ramifications innombrables avec affaires existantes en France et ailleurs, circuits de blanchiment de narcodollars ou paiement de rançons...
Pas une page ou presque sans révélations.
Dans le no man's land de la faxmoney, il existait un point aveugle, un centre névralgique où des millions de transactions étaient enregistrées et archivées. C'était un secret jalousement gardé. Le système avait tout prévu.

Sauf ce livre.

Révolte.com


"Il faut multiplier les tentatives visant à gripper la machine à fabriquer du consentement. Il faut fabriquer des grains de poudre microscopiques mais purs ayant la solidité du diamant. Il faut les jeter dans la machine. Il faut faire en sorte que les petits trucs s'agglutinent entre eux.. Il faut ressortir de la cave des mots anciens des mots vermoulus des mots comme "révolte" "révolution" rêve" "jours meilleurs" même si on y croit pas vraiment. Le tout consiste pour l'instant à les sortir à les dépoussiérer sommairement. À les regarder vivre. Et à voir ce que ça donne".

Le couperet


Burke Devore, cadre supérieur au chômage, décide d'appliquer la méthode dans son propre intérêt. Déterminé à retrouver son statut social et à recréer des liens familiaux qui se désagrègent, il bascule dans la logique absurde de la loi du plus fort. Il est prêt à tout, même à tuer, pour retrouver sa place dans la société. Et qu'on ne s'avise pas de lui demander des comptes car il ne fait qu'appliquer la logique du système !

Et un film de Costa-Gavras, à voir absolument aussi.

Réforme sociale ou révolution ?


"Pour la social-démocratie, lutter à l’intérieur même du système existant, jour après jour, pour les réformes, pour l’amélioration de la situation des travailleurs, pour des institutions démocratiques, c’est la seule manière d'engager la lutte de classe prolétarienne et de s’orienter vers le but final, c’est-à-dire de travailler à conquérir le pouvoir politique et à abolir le système du salaire. Entre la réforme sociale et la révolution, la social-démocratie voit un lien indissoluble : la lutte pour la réforme étant le moyen, et la révolution sociale le but."

Il est bon de noter que "social-démocratie" signifie dans ce contexte "socialisme révolutionnaire". Rien à voir donc avec les nabots réformards qui s'en réclament maintenant...


Vous pouvez lire le texte en intégralité et le télécharger
ici.

Histoire de la révolution russe, T. 1 et 2




Extrait de la préface :

"L'histoire d'une révolution, comme toute histoire, doit, avant tout, relater ce qui s'est passé et dire comment. Mais cela ne suffit pas. D'après le récit même, il faut qu'on voie nettement pourquoi les choses se sont passées ainsi et non autrement. Les événements ne sauraient être considérés comme un enchaînement d'aventures, ni insérés, les uns après les autres, sur le fil d'une morale préconçue, ils doivent se conformer à leur propre loi rationnelle. C'est dans la découverte de cette loi intime que l'auteur voit sa tâche.

Le trait le plus incontestable de la Révolution, c'est l'intervention directe des masses dans les événements historiques. D'ordinaire, l'État, monarchique ou démocratique, domine la nation ; l'histoire est faite par des spécialistes du métier : monarques, ministres, bureaucrates, parlementaires, journalistes. Mais, aux tournants décisifs, quand un vieux régime devient intolérable pour les masses, celles-ci brisent les palissades qui les séparent de l'arène politique, renversent leurs représentants traditionnels, et, en intervenant ainsi, créent une position de départ pour un nouveau régime. Qu'il en soit bien ou mal, aux moralistes d'en juger. Quant à nous, nous prenons les faits tels qu'ils se présentent, dans leur développement objectif. L'histoire de la révolution est pour nous, avant tout, le récit d'une irruption violente des masses dans le domaine où se règlent leurs propres destinées."

Souvenirs obscurs d'un juif polonais né en France


Insoumis et militant antifasciste viscéral, mêlé à des guérillas en Amérique du Sud, il mènera une vie extrêmement agitée qui le conduira en France à la délinquance. Mêlé à une sombre affaire de meurtre en 1969, il sera condamné à la perpétuité par suite d’un procès bâclé en 1974. A la suite d’une campagne d’opinion (illustrée notamment par une célèbre chanson de Maxime Leforestier, La vie d’un homme), il fut rejugé en 1976 et reconnu innocent, mais bientôt assassiné en 1979 par un groupe d’extrême-droite bien mal nommé Honneur de la Police. L’affaire n’a jamais été élucidée.

Le Cramé par excellence...Tragique, au sens classique du terme.


La culture du narcissisme


Le nouveau Narcisse moderne est "hanté, non par la culpabilité mais par l'anxiété. Il ne cherche pas à imposer ses propres certitudes aux autres ; il cherche un sens à sa vie. Libéré des superstitions du passé, il en arrive à douter de la réalité de sa propre existence. Superficiellement détendu et tolérant, il montre peu de goût pour les dogmes de pureté raciale ou ethniques ; mais il se trouve également privé de la sécurité que donne la loyauté du groupe et se sent en compétition avec tout le monde", et qui "vit dans un état de désir inquiet et perpétuellement inassouvi".

Un portrait de l'être social contemporain qui permet de reconsidérer bien des choses...Allez, un autre extrait :

"l'aptitude qu'ont les riches et les puissants à identifier leur domination à de grands principes moraux, ce qui a pour effet de transformer toute remise en question en crime, non seulement contre l'État, mais contre l'humanité elle-même. Les classes dirigeantes ont toujours cherché à ce que les individus qui leur sont subordonnés se sentent coupables, personnellement, de leur exploitation et de leur privations matérielles, tout en se persuadant elles-mêmes de ce que leurs propres intérêts coïncident avec ceux du genre humain".

Rhalala que c'est vrai... Indispensable, évidemment.